FUNKY JUNCTION

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MessageSujet: Re: Presse   Lun 6 Nov - 20:41

gillan 1980








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MessageSujet: Re: Presse   Lun 6 Nov - 21:07

gillan automne 80













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MessageSujet: Re: Presse   Lun 6 Nov - 21:13

gillan 81














Dernière édition par Tangmo le Lun 6 Nov - 21:24, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Presse   Lun 6 Nov - 21:20

gillan 1982













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MessageSujet: Re: Presse   Sam 11 Nov - 12:59

rainbow 77/78








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MessageSujet: Re: Presse   Sam 11 Nov - 13:52

rainbow europe 1980











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MessageSujet: Re: Presse   Sam 11 Nov - 14:31

rainbow europe 1981














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MessageSujet: Re: Presse   Sam 11 Nov - 15:01

deep purple 1991











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MessageSujet: Re: Presse   Sam 11 Nov - 15:22

deep purple 1993













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MessageSujet: Re: Presse   Sam 11 Nov - 15:49

deep purple 96

























Dernière édition par Tangmo le Sam 11 Nov - 18:41, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Presse   Sam 11 Nov - 16:24

deep purple tour book 1998 (avec la 2eme version fin alternative)












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MessageSujet: Re: Presse   Sam 11 Nov - 17:11

dp concerto sept 99









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MessageSujet: Re: Presse   Sam 11 Nov - 18:27

deep purple oct 2000



















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MessageSujet: Re: Presse   Sam 11 Nov - 19:04

deep purple tour 2001















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MessageSujet: Re: Presse   Sam 11 Nov - 19:45

deep purple été 2003















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MessageSujet: Re: Presse   Sam 11 Nov - 20:22

deep purple bananas 2003












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MessageSujet: Re: Presse   Mar 2 Jan - 20:37

CHRONIQUE DE PHILIPPE MANOEUVRE MAGAZINE ROCK&FOLK JUILLET 1976 N° 114 Page 109  rainbow rising

2° Album 1976 33T Réf : Oyster 0Y 1-1601 us ou Polydor 2391224
Portrait du super soliste en grand inquisiteur : conscient d'avoir particulièrement raté son premier album-solo à cause du manque d'énergie du groupe qui l'accompagnait alors, Ritchie Blackmore procède à une épuration. Il ne garde auprès de lui que Ronnie James Dio, le chanteur/parolier. Il engage de bons musiciens, dont une super-star de la batterie, ce Cozy Powell que Jeff Beck loue à cor et à cri dans toutes ses interviews.
Résultat : un bon disque réussi. Pour la batterie seule, il mériterait qu'on lui prête oreille. Dans l'ensemble, les morceaux sont plus que proches de ce format qui fit la gloire de Deep Purple, ce qui n'est pas une insulte, loin de là. Il y a du moog à gogo, et le groupe est hypnotique comme une horde de bulldozers qui descendrait les Champs Élysées en broyant les milliers de touristes japonais qui font du lèche-vitrine sous leurs chenilles.
Super-cool, en fait, sans compter que Ritchie gratte toujours aussi bien. Il s'impose en stéréo-color, allant jusqu'à réfuter lui-même tous ces gags de vieux pro qu'il avait fini par servir aux audiences des Deep en un brouet saumâtre. le premier morceau est un boogie, le second aussi, le troisième est un boogie et le quatrième également. Ce qui signifie qu'à la fin de la première face vous êtes tout là-haut, sur l'Arc de Triomphe, avec votre thermos, vos sandwiches emballés dans du papier aluminium et votre petite amie et que tout les bulldozers vous passent entre les jambes.
La face deux est beaucoup plus ambitieuse. Ils ont construit un long hard-rock "Stargazer" que sous-tendent des milliers de violons à travers lesquels on reconnaîtra non pas un synthétiseur, mais bel et bien le Munich Philarmonic Orchestra. C'est fou ce qu'on peut faire avec un grand orchestre ! Mais le grave, c'est que l'ambitieuse oeuvre est réussie ! Ça sonne super ! Le solo de Blackmore, soutenu par Powell et les Walkyries, va rester dans les annales ! Ne vous refusez pas cet album, surtout si vous aimez les guitares héroïques et trop rapides pour relever des possibilités humaines. Et puis il y a ce grand orchestre ! Tenez, Jon Lord va en faire une jaunisse, ou un concerto (fasse le ciel que ce soit une jaunisse).
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MessageSujet: Re: Presse   Mar 2 Jan - 20:37

CHRONIQUE DE BENOIT FELLER MAGAZINE ROCK&FOLK AVRIL 1974 N°87 Page 91  deep purple burn

10° Album 1974 33T Réf : Pathé 2C 066 94837
A ceux qui ont vu Deep Purple au Palais en janvier, "Burn" ne sera pas totalement étranger, puisqu'une bonne partie du concert était constitué de ce nouveau matériel (l'abandon des chevaux de bataille habituels étant motivé par les récents changements au sein du groupe). Voici donc un Deep Purple "new look", remanié et qui peut être a pris le temps un jour de regarder en arrière et de s'avouer sincèrement ce que cachaient des années d'un succès gigantesque (cf : tous les articles de 70 à 73 dans la presse hebdomadaire anglaise). Beaucoup de bruit et de clinquant, peut être un commencement de légende chez les teenagers des seventies, mais un vide et une absence de direction musicale impressionnants (l'album "Made In Japan"). Et puis, toujours la même histoire , des tensions entre musiciens, la place écrasante de Ritchie Blackmore, et finalement la perte de cette formidable énergie des premiers disques amènent le départ de Ian Gillan et Roger Glover. Et on redémarre avec deux spécialistes/amoureux de la musique noire, Glenn Hughes et David Coverdale. Le résultat, "Burn", est traversé par un souffle qu'on croyait perdu depuis "In Rock", et fait très intelligemment référence à des formations habiles comme Mountain ("Flowers Of Evil") et Led Zeppelin ; finis ces morceaux interminables, ennuyeux après quelques sillons, finis ces soli boursouflés et prétentieux, ces bruitages inaudibles. Tout le monde s'est calmé, particulièrement Ritchie Blackmore, qui a délaissé le solo pour un rythmique efficace ENFIN accordée aux autres. Évidemment, c'est toujours du hard rock, mais du hard rock qui déménage en vitalité ce qu'il perdait en bavardages. Il y a dans ce disque des choses vraiment excellentes, mais aussi, et c'est dommage, des choses profondément ennuyeuses ("Mistreated", "A 200"). Sur huit titres, cinq bons, très bons même, le reste est .... euh,
beaucoup plus discutable (tout ceci est vu, bien entendu, dans une optique hard). Le prochain disque en dira sans doute davantage sur le virage de Deep Purple : ou bien Purple continuera à rechercher l'énergie, ou bien il se laissera aller comme par le passé, et alors.....
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MessageSujet: Re: Presse   Mar 2 Jan - 20:38

CHRONIQUE DE PATRICK GRACZYK MAGAZINE ROCK&FOLK NOVEMBRE 1973 N° 82 Page 93

2° Album 1973 33T réf : Capricorn 47510
Voilà un album qui nous fera doublement oublier la désastreuse prestation de l'Olympia (rappelez-vous la première partie des Doors en mai 72). En ces temps-là, Captain Beyond semblait harassé par des problèmes d'équilibre musical, incapable de pouvoir s'échapper de la vacuité qui le tenait. Mais les ans lui ont ouvert les portes et lui ont procuré la maturité salutaire, d'où ces changements de personnel (Marty Rodriguez) et d'orientation survenus depuis, et surtout ultérieurement au premier album, assurément inférieur à celui-ci. Enfin, "Sufficiently Breathless" démontre que le groupe cachait bien des facultés que l'on ne soupçonnait point à une époque. Plus encore que sa qualité, c'est sa fraicheur qui saisit.
Dans un tout autre style, Captain Beyond propose ici une musique diantrement swingante, un alliage impeccablement dosé de rock et de rythmes latins, ceux qui possèdent particulièrement la magie de rendre, en un quart de tour, les musiques encore plus charmantes, encore plus étourdissantes. D'autant plus que le groupe a su s'augmenter de musiciens non seulement compétents mais surtout prêts à sacrifier un peu de sueur pour offrir à l'ensemble des couleurs à la fois infiniment plus chatoyantes et excitantes : Guille Garcia (congas, timbales, percussion) et Reese Wynans (electric & acoustic piano). Ainsi, l'incursion de ces deux bonshommes a apporté à la musique de ce groupe jadis rudimentaire qui avait puisé son énergie dans les mêmes entrailles que les gens avec lesquels chacun des membres avait joué auparavant. Que ce soit avec Iron Butterfly pour Lee Dorman (basse) et Rhino (lead, acoustic & slide guitars) ou avec un Deep Purple encore méconnu pour Rod Evans (vocals), chacun marquait au fer rouge sur la musique les leçons apprises au fil de ces aventures éphémères ; mais la synthèse ne rendait que vain tout espoir d'originalité et d'esthétique. Le résultat n'offrait qu'une tournure sujette à la violence sonore, une "compression" des sonorités qui annihilait toute grandeur d'âme.
Aujourd'hui, l'esprit de Captain Beyond a bien changé et, inévitablement, la musique a fait peau neuve. Une chose engendre une autre ...
Plus de fournaise sonore, mais des rocks allégés, bien construits, qui éliminent toute trace d'un passé délétère. Évidemment, le responsable le plus proéminent de cette volte-face pourrait bien être Guille Garcia, locomotive qui éructe ses vapeurs enivrantes et qui entraine sa suite vers les décors de son pays au rythme de percussions fébriles ("Everything's A Circle", "Distant Sun"). Mais, si bien agencés sont les morceaux, que même ceux qui excluent toute influence latine n'en suscitent pas moins une curiosité profonde. Car nous sommes aux antipodes du groupe de la première heure, de ce heavy-rock grondeur qui était sa marque de fabrique. Désormais, la musique apparait plus étirée, plus limpide aussi ; la guitare n'écrase plus, par sa lourdeur, les autres instruments, mais au contraire, se fond dans l'ensemble, voire même décuple son efficacité en background, dans certains cas ("Bright Blue Tango"). Par le cisèlement de notes claires stridentes, le style de Rhino frise parfois celui-ci de Carlos Santana ("Everything's A Circle"), toutes proportions gardées évidemment, et l'on peut s'empêcher d'évoquer la chaleur ambiante du studio, les balancements lascifs. Même Rod Evans qui semble maintenant jouer sans encombre avec sa voix, laisse parler les musiciens parmi lesquels se manifeste particulièrement Reese Wynans avec, dans ses mains, son piano électrique qui sème çà et là ses notes onctueuses et contribue à nourrir plus amplement le nouveau sound de Captain Beyond ("Drifting In Space") et "Starglow Energy", morceau dans lequel on note la participation de Paul Hornsby à l'orgue). Dans cet album, on survole un éventail de styles (cosmique, acoustique, afro-cubain), et c'est bien là l'explication exacte de ce charme si singulier. "Sufficiently Breathless" pourrait bien sonner en même temps, la fin d'un trop long sommeil et la réalisation de foisonnants jolis rêves accumulés dans l'esprit du groupe. Enfin.
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MessageSujet: Re: Presse   Mar 2 Jan - 20:38

CHRONIQUE DE DANIEL VERMEILLE MAGAZINE ROCK&FOLK JANVIER 1974 N°84 Page 91/93

1° Album 1973 33T Réf : Atlantic 40506
Retrouver toutes les sessions auxquelles Billy Cobham a participé depuis le début des années 60 nécessiterait plusieurs mois de sérieuses recherches : il ne s'en souvient plus lui-même ! En fait, il aura mis moins de temps à s'imposer au grand public que dans les milieux professionnels, et ce premier album solo est une sorte de pèlerinage, un retour vers la maison-mère, Atlantic, pour laquelle il travaillait beaucoup il y a six-huit ans, notamment pour les premiers tubes d'Aretha Franklin. L'influence du Son de cette compagnie se retrouve dans diverses plages de ce disque, mais l'ambiance de l'écurie CTI est aussi décelable. D'ailleurs, ne retrouve-t-on pas quelques habitués des nombreuses sessions de cette maison de disques, tels Ron Carter (contrebasse) ou Ray Barretto (conga) ? On se demande également comment Billy Cobham prend le temps de participer aux disques de Deodato par exemple, tout en tournant avec Mahavishnu et en enregistrant "Spectrum". Faut-il voir dans ce titre une allusion aux définitions de Tony Williams (cf. "Via The Spectrum Road") concernant la haute spiritualité "laïque" de certains batteurs ? S'il est difficile de comparer ces deux musiciens, il est plus facile d'affirmer que Cobham a beaucoup évolué ces trois dernières années, et que sa recherche constante de la pureté des sons de ses toms, accordés aux autres instruments avec une précision jamais égalée, a réellement engendré une technique complètement originale.
La première face s'ouvre sur "Quadrant 4" qui, comme son nom l'indique, est un rock très violent en 4/4, et dès cet instant, on réalise que toute la direction des soli est faite par Jan Hammer aux pianos et Moog synthésizer. On découvre aussi bien vite la virtuosité d'un guitariste au nom inconnu, Tommy Bolin, qui s'entend aussi bien avec nos deux compères du Mahavishnu que John Mc Laughlin lui-même. "Searching For The Right Door" met plus en valeur l'extraordinaire communion qui s'établit entre Cobham et Lee Sklar, le bassiste de The Section. Cobham joue plus lourdement qu'avec McLaughlin, mais les comparaisons s'arrêtent là, car les arrangements sont plus traditionnels. Les deux petits soli de batterie contenus dans cette face sont des merveilles de précision et de construction dont la minutie sonore étonne autant que la performance en elle-même. La suite "Spectrum"/"Anxiety"/"Taurian Matador" permet à un plus grand nombre d'instrumentistes de se confronter et élargit considérablement le champ de vision musicale, jusqu'ici assez restreint, grâce aux interventions de Joe Farrell (flûte et soprano), Jimmy Owens (actuellement à Paris) John Tropea (guitare - "Deodato"), Hammer, Carter et Barretto. La seconde face sera donc aussi présentée par ces deux groupes de musiciens, et l'unité de l'ensemble n'en sera que renforcée car l'esprit reste le même, et Jan Hammer joue un grand rôle dans ce maintien. La fin de "To The Women Of My Life" est donc un des meilleurs moments du disque, car c'est au tour de Cobham de prendre un solo sur une ligne rythmique dominée par Hammer et suivie par tous les autres musiciens : un des instants les plus fous de toute la production actuelle, à côté duquel "Le Lis"/"Snoopy's Search"/"Red Baron" sonnent beaucoup trop "sages" car ce n'est que du jazz made in CTI ...Mais ceci n'est pas suffisant pour accuser Cobham de "faiblesse", car cet album continue à poser les bases de la musique de demain, au même titre que ceux de Miles ou Hancock....
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MessageSujet: Re: Presse   Mar 2 Jan - 20:39

CHRONIQUE (!!) MAGAZINE BEST AVRIL 1975 N°81 Page 81

3° Album 1975 33T Réf : Blue Note BN LA 398-G
Après "The Essence Of Mystery" et "Funky Snakefoot", voici "Mind Transplant", le troisième album de Mouzon en leader. Alphonse Mouzon a joué avec beaucoup de monde : Weather Report, dont il fut le premier batteur, mais aussi McCoy Tyner, Les McCann et récemment Larry Coryell dans le cadre de son Eleventh House. Alphonse Mouzon est l'un des dignes représentants de l'école soul de la batterie. Un jeu proche de celui de Cobham, une approche rythmique similaire, Mouzon est surtout une redoutable machine à swing, capable de créer des rythmes complexes et efficaces. Du jazz-rock très funky dans le cadre d'un album fort bien fait. Priorité aux rythmes, la musique étant composée en fonction de ces derniers, mais aussi des solos bien agencés et fort diversifiés. Mouzon sachant parfois s'effacer pour permettre à ses musiciens de s'exprimer (Tommy Bolin et Lee Ritenour) font merveille dans ce contexte. Des guitares dérapantes, une chambre d'écho judicieusement utilisée, sans oublier les synthétiseurs dans une approche moderne de la musique, tout cela favorise l'implantation de climats sonores, de mélodies envoûtantes ("Golden Rainbows" Malgré quelques titres de moindre intérêt, "Mind Transplant" ne manque pas d'impact et de conviction.
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MessageSujet: Re: Presse   Mar 2 Jan - 20:39

CHRONIQUE DE PHILIPPE PARINGAUX MAGAZINE ROCK&FOLK AOUT 1970 N°43 Page 63/64
5° Album 1970 33T Réf : Harvest SHVL 777

Pourquoi les Deep Purple n'ont jamais réussi à devenir l'un des big groups britanniques, cet album l'explique assez bien. Il n'est point question de qualité musicale, mais de choix pour un style bien défini ou un autre, et ses incessants changements d'objectifs ont très certainement nui à la popularité d'une formation qui possède tout pour devenir grande, le génie de la composition excepté (ce qui n'est pas négligeable : si les Deep Purple qui sont de bien meilleurs musiciens que les Stones, par exemple, savaient composer des thèmes aussi évidents que ceux de ces derniers, ils seraient aussi grands qu'eux ; c'est aussi simple que cela).
Permettez-moi d'avancer cette hypothèse que John Lord et son désir de respectabilité classique, son admiration pour le "maître" Keith Emerson, sont pour beaucoup dans cette instabilité musicale d'un groupe sans cesse partagé entre sa vocation profonde de hard rocker et ses ambitions de musicien universel. Comme si le hard-rock n'était pas une musique universelle. Comme si la virtuosité, au niveau de l'écriture ou celui de la composition, n'était pas un handicap, quand elle devient une fin en soi. Après sa tentative ratée de fusion du rock et du classique, Deep Purple reprend ici la mesure de ses ambitions et joue, tout au long des deux faces, la musique qui est la sienne. Le résultat en est un album intéressant, très représentatif des qualités et des défauts du groupe. Au rang des qualités, il faut compter un étonnant sens du drame 'Bloodsucker" et une science certaine de l'établissement de climats oppressants par de longs crescendos haletants qui explosent soudain dans les gerbes sonores de la guitare de Blackmore. Ce dernier aussi - comme les quatre autres, mais à un niveau infiniment plus élevé - doit être considéré comme une qualité, tant il est en train de s'imposer comme l'un des tout premiers guitaristes du monde. Qualité encore que le son du groupe, de plus en plus dense et de moins en moins confus, son qui doit beaucoup au travail de Lord; excellent accompagnateur quand il ne se laisse pas aller à des imitations sans intérêt de la "Danse du sabre" ou autres thèmes qui n'ont rien à faire ici. Deep Purple joue dur et vite, plus qu'il ne l'a jamais fait, sans réussir pourtant à se débarrasser tout à fait de cet emphatisme perpétuel, de cette grandiloquence inutile qui viennent parfois boursoufler de breaks démesurés des morceaux qui s'annonçaient sensationnels. Reste que les qualités de Deep Purple compensent largement ses défauts et que cet album, plus dur, plus tendu que les précédents, est sans doute le meilleur à ce jour d'un groupe qui sera très important bientôt, s'il décide à emprunter cette voie royale jusqu'ici ignorée de lui : la simplicité.
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MessageSujet: Re: Presse   Mar 2 Jan - 20:41

CHRONIQUE DE PHILIPPE MANOEUVRE MAGAZINE ROCK&FOLK FEVRIER 1976 N°109 Page 105/106
12° Album 1975 33T Réf Pathé 2C 068-97044

La Cadillac mauve s'arrêta devant les pompes à essence. Un chevelu débraillé en sortit. Il donna deux ou trois coups de boots dans les pneus boudinés sans se départir de son air vaguement hagard. Puis il s'absorba dans la contemplation des éclaboussures et des éraflures qui maculaient d'autant de crachats la carrosserie laquée. Le conducteur, dont les moustaches de phoque pendaient lamentablement, vint le rejoindre :
- "cet engin est trop lourd à diriger, j'en peux plus !".
Le pompiste, un joli métèque en costume immaculé, s'était approché :
- "je vous fais le plein ?" demanda-t-il.
Le chevelu eut une lueur d'espoir :
- "tu ne saurais pas conduire, par hasard ?"
- "ce tas de boue ? Faudrait drôlement regonfler le moulin, mais c'est sûr que je pourrais tenir le volant.
J'm'appelle Tommy ....."
- "enchanté, mon vieux - Coverdale ; et au fait, voici tes nouveaux patrons, messieurs Lord et Paice."
Qui voudra y croire ? Tommy Bolin a réussi - certes avec l'approbation et l'aide des autres - à regonfler les Deep Purple, à en faire une machine preste et présentable. Ce jeune guitariste ne serait certainement pas parvenu à la postérité à cause de son oeuvre avec Zéphir, ce groupe punko-bluesy de L.A. qu'on soldait un petit peu partout il n'y a pas six mois de cela, ni à cause des ses albums compétents avec James Gang, ni à cause de son boulot de sessionman derrière Billy Cobham. Son album solo vous permettra de comprendre pourquoi en une seule écoute ; en dépit d'une approche habile de tous les genres (du reggae au hard blues en passant par le country), Bolin est un timide compétent qui vient de faire un disque de technicien comme il en existe déjà trop en en sortira malheureusement encore beaucoup (Rick Derringer, fais Gaffe !). Avec les Deep ... le problème de la direction ne se pose pas. Réputés grands seigneurs du heavy metal chauffé à blanc, les Deep ont fait une petite mutation très au goût du jour : ils font dans le métal soul, et Bolin peut canaliser sa verve et employer ses capacités à colmater le tout.
Il ne faudrait pas être trop méchant quand même ; Ian Paice semble avoir encore progressé depuis la dernière fois. Et Glenn Hughes a trop fréquenté David Bowie pour ne pas savoir comment faire vrombir sa basse sous vos fesses comme un plaisant toboggan. John Lord, ô miracle, semble sortir d'une période d'hibernation qui l'avait vu dormir sur ses claviers depuis "Made In Japan". Il en arrache ses solos en force, le vieux, et sans pour autant faire appel à ses souvenirs du conservatoire. Bolin a été incrusté dans la masse au mixage. Le son de sa Strato est propre, presque ténu. Ce qui signifie qu'il faudra écouter très fort.
A part cela, il case autant de solos qu'il est techniquement possible de le faire dans une structure aussi simple, sans jamais évoquer le côté m'as-tu-vu de son prédécesseur, hormis dans le premier morceau de la première face, qui aurait aussi bien pu s'appeler "Goodbye Ritchie". Le fait capital, c'est que Bolin a composé une chanson "Dealer" qui éloigne pour la première fois les Deep de leur sujet favori et obsessionnel : les groupies, les groupies, les groupies. Il serait grossier de vous faire remarquer que "Come Taste The Band" est carrément dédié à Bacchus et de vous sortir tous les jeux de mots millésimés sur l’ère de la bibine qui remplace décidément celle du joint. C'est à vrai dire sans grand rapport, et le grand jeu, dès maintenant et avant tout le monde, consiste à prévoir le prochain changement de personnel des Deep Purple. En attendant, laissez-vous refaire le plein.
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MessageSujet: Re: Presse   Mar 2 Jan - 20:42

CHRONIQUE DE PHILIPPE MANOEUVRE MAGAZINE ROCK§FOLK SEPTEMBRE 1978 N° 140 Page 139
Réf 33T Pathe Marconi 2 C066 60900 année 1978

Je m'attendais à ce que cet album soit complètement nul, et il est seulement crade ! Et encore, c'est au niveau du son, de la production, qu'il défaille. Mais pour le reste.....
Un peu de polémique. J'ai écouté ce disque huit fois, et je suis prêt à défendre la thèse selon laquelle la seconde formation de Deep Purple valait amplement la première. Terrain expérimental imposé : le Japon. Homme pour homme, Glenn Hughes, Davis Coverdale et Tommy Bolin valaient bien Roger Glover, Ian Gillian et Ritchie Blackmore. Plus : les nouveaux n'avaient pas l'air de s'ennuyer sur scène (à preuve ce disque), alors que la lassitude des anciens les entraînait à donner des concerts abominables (à preuve, on n'a pas encore osé ressortir les bandes du concert de Paris avec Blackmore). Et puis.. et puis Jon Lord et Ian Paice étaient là, imperturbables, assurant le respect des traditions. Le choix des titres est judicieux. Tout y passe ; la grande cuvée Deep Purple "Highway Star" et "Smoke On The Water", le commencement de la fin "Burn" et "Soldier Of Fortune" et le renouveau "Lady Buck" et "You Keep On Moving". Autant dire que des standards de ce calibre, chaque musicien est à même de tirer son égo de la bourrasque. Of course, personne n'est à l'abri d'une faute de goût, et il nous faut signaler les sinistres débordements de Jon Lord. Encore lui ! Heureusement, ce disque possède tout un feeling érotique et moite, il pulse sans problème et fait chaud au bas ventre. Tant pis pour les solos d'orgue expérimentaux (arrêtez de rire, il y croyait). Mais le grand intérêt du disque, c'est le guitariste, Tommy Bolin. Son jeu hérissé et tout en finesses est loin des attaques préprogrammées qui avaient fini par devenir la stance préférée de son prédécesseur. En bref, il délivre d'innombrables solos, avec ces incroyables piqûres suraiguës qui déchirent divinement les tympans. Et quand on lui laisse un morceau "Wild Dogs"; il l'utilise parfaitement, avec modestie et brio. La perle rare. On l'aura deviné, "last in concert Japan" est un putain de bon disque. Et pourtant, on pouvait tout craindre, s'attendre aux cendres froides, parler de capitalisation, etc...Et je confluerai en disant qu'il est vraiment honteux que Lord et Paice n'aient pas poussé le concept plus loin. Ils auraient dû engager trois nouveaux accompagnateurs tous les trois ans et maintenir la flamme perpétuellement allumée. Pourquoi ne l'ont-ils pas fait ?
Avaient-ils gagné leur premier milliard de dollars ? Serait-il possible que "Smoke The Water" soit moins rigolo à jouer qu'à écouter ?
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MessageSujet: Re: Presse   Mar 2 Jan - 20:42

CHRONIQUE DE PHILIPPE TOUCHARD MAGAZINE ENFER JUILLET-AOUT 1984 N°15 Page 56
2° Album 1984 33T Réf : Phonogram 822 366-1

On ne change pas une équipe qui gagne. Après le succès de son premier album et la révélation de ce super groupe au bord de l'overdose de feeling (Enfer n° 9), Dio nous offre une nouvelle fois un album en forme de cadeau.
La recette est cependant la même, et à la première écoute comme au premier regard sur la pochette tout semble nous remémorer le premier album. La production a encore progressé, laissant aux riffs les plus heavy toute latitude à la persuasion et la mise en valeur de la toujours splendide voix de Ronnie qui manifestement colle à merveille avec le concept de groupe. Car ici, la voix est parfaitement intégrée et pour le néophyte, Ronnie James Dio n'est, et ne peut être que le chanteur de Dio. Les guitares sont plus travaillées et bénéficient d'un des plus grand espace de liberté, prouvant par là que Vivian Campbell est un bien grand guitariste. Alors cela pousse et pousse très fort. Pas de frime, le tout est parfaitement compact et chaque mesure, chaque note rentre dans nos mémoires tel un clou dans un morceau de gruyère.
On ne peut que se laisser dominer par la musique de Dio, et se prendre à rêver, à ce monde où les valeurs sont toutes entièrement et absolues, un monde où l'on est musique, la vie un chant, les sentiments une liberté doucement revendiquée. Au bout du compte, Dio nous donne l'éventail des possibilités d'une vie positive, au travers d'une musique qui s'intègre parfaitement à la chair et au corps.
Car tout est là, Dio chante avec ses tripes, Campbell joue avec ses doigts qui ne lui appartiennent plus et Appice assurent ce transport charnel avec le naturel et la simplicité du geste appelant à la communion. Voilà tout est dit, le concept de Dio est particulièrement ravageur et bien que la musique se soit durcie, le feeling est encore plus flagrant et généreux.
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MessageSujet: Re: Presse   Mar 2 Jan - 20:43

CHRONIQUE DE PHILIPPE TOUCHARD MAGAZINE ENFER + HERVE PICART MAGAZINE BEST
CHRONIQUE DE PHILIPPE TOUCHARD MAGAZINE ENFER N°3 JUIN 1983 Page 42
1° Album 1983 33T Réf : Phonogram 811 021 1

La dissolution de certains grands groupes n'est pas toujours à déplorer, dès lors que des personnalités fortes s'en dégagent pour aller créer d'autres oeuvres à leur volonté, assurant par la même la conservation de leur propre genre.
C'est exactement, ici, le cas de Ronnie James Dio, qui prend le départ d'une nouvelle carrière, avec un groupe, dont il a choisi personnellement chaque membre. C'est pour lui, l'occasion de concrétiser son identité musicale, celle là même qu'il n'a jamais pu révéler, ni du temps Rainbow, encore moins à l'époque de Black Sabbath. A la pochette, on sent déjà que Ronnie James Dio poursuit son exploration d'une certaine morale, torturé par le manichéisme chrétien : à gauche, le diable jouant avec des chaînes, à droite, un brave curé, synonyme de l'amour comme loi universelle qui se noie, serré au cou par sa soutane.
Musicalement, ce disque nous réserve une bonne surprise. Voilà quelque chose dont le succès ne tardera pas à être fulgurant.
Alliant, les mélodies mises en relief par un orgue discret et opportuniste aux riffs des plus ravageurs, Ronnie est en marche, vers une musique où il arrivera peut être à faire oublier Black Sabbath et Rainbow. Bien sûr, j'écris "peut être". C'est dire en fait, que Ronnie n'est pas encore détaché des deux groupes auxquels il a participé durant presque 10 ans. En effet, il n'y a pas loin à coller l'étiquette Black Sabbath sur des titres tels que "Don't Talk To Stragers" ou "Holy Driver" ou celle de Rainbow sur "Gypsis" ou "Rainbow In The Dark".
Quoiqu'il en soit, il est temps de restituer à César ce qui est à César, car les morceaux comme "Stand Up And Shout", "Straight Through The Heart" et "Invisible" seront désormais des must, qu'il faudra mettre à l'actif de Dio.
Dio, le groupe, et non seulement Ronnie, car ses titres laissent libres cours à la guitare de Vivian Campbell une guitare libérée et libératrice, donnant tout un boulevard sonore, bien balisé pour mettre en relief la voix la splendide voix de Ronnie, qui, c'est flagrant, prend un plaisir colossal à chanter pour nous.
Un curé sur une pochette, c'est peut être pour mieux mettre en relief la communion parfaite entre la voix de Ronnie James et la musique de Dio.
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CHRONIQUE DE HERVE PICART MAGAZINE BEST OCTOBRE 1983 N° 183 Page 94
Après avoir écouté "Holy Driver", nul doute que plus d'un métallovore entonnera des hymnes à la louange du sacré nom de Dio. Il faut dire que Ronnie James "Elf - Rainbow - Black Sabbath" Dio a plutôt bien entamé sa carrière solo après avoir été longtemps le gosier d'or de groupes renommés. Il s'est choisi des complices experts, dont une rythmique imbattable avec ces deux rameurs infatigables que sont Jimmy Bain et Vinnie Appice (le frère de...), et un soliste bien périlleux en la personne de Mr Campbell, un de ces guitaristes dont on se demande si ses doigts ne sont pas munis de patins tant cela glisse et virevolte sur le manche. Un gang de première force qui sert magnifiquement la voix forte et ample de Dio, lyrique et accrocheuse (pourquoi AC/DC n'a-t-il pas enrôlé ce Canadien au lieu de Casquette Hurlante ?).
En plus, voilà des gens qui s'affirment d'emblée à l'aise sur tous les terrains du hard : heavy metal ultra-speedé (le météorique "Stand Up And Shout", médium blues à climat (cet "Holy Driver" qui rappelle un rien Black Sabbath), hard raffiné et contrasté à l'UFO (le slendide "Don't Talk To Strangers"), refrain pop métallisé (comme, tiens,tiens, "Rainbow In The Dark" - titre innocent ?), tout fait mouche, montre que l'on a ici affaire à des squales bien aguerris, carnassiers autant qu'élégants.
Du coup, ce premier album laisse entrevoir de belles promesses et l'on irait bien jurer que Dio va se faire enfin un nom avec le sien, lui qui fut souvent le brillant faire-valoir d'autrui. On va vraiment savoir ce qu'est le tonnerre de Dio.
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